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pepinieres sylvicoles
Comme il est habituel pour un forestier de se projeter dans un avenir qui dépasse les trente ou quarante années après une plantation, j’ai voulu par ce roman imaginer ce que pourrait être un futur en 2059 pour la filière forêt-bois. Un roman policier devait constituer le terreau de cette anticipation, une nouvelle région calquée sur un « grand » Massif Central devait en former le cadre. La forêt n’ayant par nature pas de frontières l’histoire débute dans le Park de Yellowstone aux USA.



Nous sommes en 2059

À des milliers de kilomètres de la nouvelle région autonome du Grand Massif Central, une riche héritière du groupe canadien de l’industrie papetière vient d’être assassinée dans le parc de Yellowstone. Presque simultanément deux gardes de la Région des Montagnes du Centre viennent eux aussi d’être abattus non loin du village de Marols. Au sein de cette région où la Forêt et le Bois sont devenus économiquement essentiels en cette 2è moitié du XXIè siècle suite au réchauffement climatique et à la raréfaction des énergies fossiles, chercher les raisons de ces meurtres va propulser la profiler américaine aux ancêtres montbrisonnais : Amandine Jay, dans le monde de l’Or Vert.


Daniel Genthialon

Issu de la quatrième génération de pépiniéristes forestiers, l’auteur a depuis près de quarante ans suivi l’évolution de la filière forêt-bois dont son métier constitue le premier maillon. Responsable national de sa profession au moment de la tempête en 1999 Daniel Genthialon a participé à la mise en place des mesures qui ont permis la reconstitution des forêts dévastées. Membre d’un comité scientifique qui oeuvre sur les variétés du futur et leur adaptation aux changements climatiques, il est au coeur de la problématique forestière.

À travers son activité professionnelle il a pu depuis ces vingt dernières années mesurer l’importance grandissante de la forêt et du bois, mais aussi le peu de communication sur le sujet. Ce troisième roman mêle à la fois une histoire policière et d’anticipation qui plonge le lecteur au sein d’un univers surprenant.


Vous pouvez commander ce roman à
AUBIN EDITEUR Les Tournelles 42110 St. Barthélémy-Lestra
Au tarif de 19,50 € + 5 € de frais d’expédition
pepinieres sylvicoles
Amandine Jay s’apprêtait à quitter son appartement situé dans un immeuble d’aspect victorien au 14 Barnsley Road à Bozeman ce 28 février. Elle devait se rendre d’urgence sur la zone de Lower Geyser Basin au cœur du parc de Yellostone. Il était 22h30 lorsqu’elle avait été prévenue de la découverte d’un cadavre près du bungalow situé dans le lodge de White Dome geyser. Son sac toujours bouclé avec des effets de rechange pour huit jours, elle allait rejoindre Ron Mac Carthy au 9392 King George Highway, siège du bureau central de la police scientifique. La quarantaine assumée, Amandine était un as de l’investigation criminelle. Brune, les cheveux courts, avec des yeux d’un noir intense, elle détonnait malgré ses tenues sportives dans le milieu des profileurs scientifiques. Sa longue silhouette lui conférait ce charme subtil et mystérieux des antiques sylphides. Situation anachronique au milieu d’une population américaine caractérisée par une obésité suicidaire et désormais génétique. Ses grands-parents français avaient émigré aux Etats Unis à la fin du siècle précédent. Ils avaient quitté leur pays pour des raisons économiques liées à l’abandon de la ressource forestière par les gouvernements successifs de la fin du XXè siècle. Leur métier consistait à faire naître de jeunes arbres pour en reboiser les forêts. Cependant si cette activité avait connu son apogée entre les deux conflits mondiaux, l’énergie pétrolière suivie par celle de l’atome avait cantonné cette ressource à un rôle plus ludique que productif. Il fallait de deux à trois années à la fin du XXè siècle pour produire un jeune arbre transplantable en forêt. Travail ingrat, soumis au caprices du temps avec ces maudites gelées en fin de printemps qui venaient détruire une, voir deux années de culture. Et lorsque sécheresses et gelées avaient épargné la production, il y avait le cortège des invendus à détruire en jetant des centaines de milliers de jeunes arbres au feu. La France était le seul pays d’Europe dans lequel les pépiniéristes procédaient de la sorte. Dans les autres pays, les productions de jeunes plants étaient organisées par de grandes sociétés qui vivaient de la forêt et de ses produits. En France à cette époque, on héritait de ses forêts à la mort de ses parents qui, devenant de plus en plus âgés, transmettaient ce patrimoine inexploité à de presque vieillards, en prenant bien soin de morceler les parcelles, les rendant ainsi encore plus inexploitables. La lutte territoriale avec une agriculture intensive, l’interventionnisme doctrinaire de certains groupes écologistes avait fini de figer la filière forêt-bois. Dans les années 10 alors que les pays d’Europe replantaient chaque année des centaines de millions de jeunes arbres, la France n’en plantait pas cinquante millions. Planter un arbre ou le couper était devenu une hérésie pour un ensemble de catégories de la population. Un arbre devait naître et pousser tout seul en application rousseauiste du courant de pensée du XVIIIè siècle. Les candides avaient fait florès. Quand à imaginer que le matériau bois provenait des forêts, autant faire comprendre aux citadins que le lait provenait des vaches et que les poissons ne naissaient pas avec une tête carrée. C’est dans ce contexte que les grands-parents d’Amandine avaient tenté leur chance au Canada tout d’abord dans la région de Vancouver. Employés dès leur arrivée sur l’immense exploitation des pépinières Pelton, ils avaient ensuite racheté une exploitation dans les environs de Bozeman.
EXTRAIT
pepinieres sylvicoles
Pépinières Sylvicoles
du Haut-Forez
7, Bd des Chauchères
42 380 St-Bonnet-le-Chateau
tel  : 04 77 50 07 99
fax : 04 77 50 16 29
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